Ces derniers jours, à l'occasion du vingtième anniversaire de la chute du Mur de Berlin comme pour la célébration de la fête du 11 novembre à Paris, nous avons pu entendre des arrangements plus ou moins réussis d'un passage de la neuvième symphonie de Ludwig van Beethoven , l'Ode à la Joie (poème de Schiller) du quatrième mouvement.
Depuis sa création en 1824, peu d'œuvres d'art ont suscité autant d'enthousiasme populaire et, malheureusement, autant de récupérations politiques de toutes sortes que cette neuvième symphonie qui en vint à être confisquée par l'Union Européenne pour devenir son hymne officiel.
Tout cela est bien réducteur pour une musique et un poème qui ne furent pas créés afin d'illustrer les idées et la gloire d'une nation ou d'un ensemble de nations, mais pour célébrer l'idéal humain de la fraternité universelle.
Aussi, je suis tenté de dire à ces profanateurs, après Nietzsche et Gustav Mahler : « Mon Beethoven n'est pas votre Beethoven ».
Vous qui êtes, selon le vieux sourd de Vienne, "mes frères humains", arrachez-vous pendant quelques instants au marasme quotidien et immergez-vous dans la sublimité de cette œuvre, surhumaine mais tellement proche de chacun.
Ouvrez votre cœur à cette musique, laissez la s'écouler en vous et, pour reprendre les paroles de Nietzsche, vous vous sentirez « planer au dessus de la terre dans une cathédrale d'étoiles, avec le rêve de l'immortalité au cœur... ».
(Dans les trois messages qui suivent, vous pourrez écouter les trois parties du 4ème mouvement de cette symphonie et retrouver l'hymne à la joie dans son intégralité.)
mardi 24 novembre 2009
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire